Contraception : le point sur les différentes méthodes et leur coût

Tous les contraceptifs ne sont pas remboursés de la même façon. Pour mieux choisir celui qui vous convient, et qui soit à la fois fiable et abordable, voici tout ce qu’il faut savoir. À vous de décider !

Temps de lecture : 4 min

Avant toute chose, rappelons que l’accès à une gynécologue ou une sage-femme est libre : inutile de passer par votre médecin traitant pour bénéficier d’une consultation remboursée avec ce spécialiste.

Les centres de planning familial assurent également des consultations gratuites sur la contraception, ainsi que des actions de prévention. Enfin, pour les contraceptifs remboursables, la plupart des complémentaires santé couvrent aujourd’hui la part restant à votre charge, après remboursement par l’assurance maladie.

1 Les contraceptifs remboursés

Certaines pilules contraceptives, les dispositifs intra-utérins (ou stérilets), les implants contraceptifs et les diaphragmes sont remboursés à 65% par la Sécurité Sociale.

Pour les mineures de moins de 15 ans, ils sont gratuits sur prescription médicale et peuvent être retirés en pharmacie sans avance de frais.

  • La pilule

C’est la contraception la plus utilisée par les Françaises. Elle agit principalement en mettant les ovaires au repos, au moyen d’hormones de synthèse : bien utilisée, elle est efficace à 99 % ! Selon le type de pilule, son coût varie de moins de 2 € à 15 € par mois. Les pilules dites de première et deuxième génération sont remboursées jusqu’à 65 % par la Sécurité Sociale. Depuis 2013, les pilules de troisième et quatrième génération sont exclues du remboursement.
 

  • Le stérilet (ou dispositif intra-utérin, DIU)

Le stérilet est un dispositif en forme de T qui se place dans l’utérus et empêche les grossesses à 99 % ! Il en existe deux types : en cuivre ou hormonal, mais tous doivent être posés par un médecin, une gynécologue ou une sage-femme. Une fois en place, plus besoin d’y penser ! Il est généralement efficace pendant 5 à 10 ans selon les modèles. Le prix est lui aussi très variable : de 30 € pour un stérilet en cuivre à 125 € environ pour les modèles hormonaux.
 

  • L’implant

Il est encore peu utilisé, malgré son côté pratique et sûr. Comment fonctionne-t-il ? Il s’agit d’un petit cylindre de la taille d’une allumette (4 cm de long et 2 mm de large), que le professionnel de santé insère sous la peau du bras pour une durée de 3 ans. L’implant contient le même type d’hormones qu’une pilule. Son coût se situe autour de 100 €, remboursé à 65 % par l’assurance maladie.
 

  • Le diaphragme

Le diaphragme est un dispositif en latex ou en silicone qui couvre le col de l’utérus et empêche le passage des spermatozoïdes. Réutilisable, il est mis en place avant chaque rapport sexuel et doit être associé à un gel spermicide (entre 7 et 20 € pour 6 doses, non remboursable) pour une efficacité maximale. Le diaphragme lui-même coûte entre 30 et 40 € et est remboursé par la Sécurité Sociale sur la base de 3,14 €.
 

  • La stérilisation

C’est une méthode chirurgicale aux effets définitifs, peu utilisée en France : elle concerne 3,9 % des femmes et 0,3 % des hommes*.
Elle consiste en une vasectomie pour les hommes (section ou ligature des canaux) ou en une ligature des trompes pour les femmes. Prises en charge par la Sécurité Sociale, ces interventions sont généralement réservées aux personnes ayant déjà eu des enfants.

 

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41 % des Françaises prennent la pilule

Le moyen de contraception le plus utilisé en France, même si le chiffre est en baisse depuis 2013 et la fin du remboursement des pilules de 3e et 4e génération.

2 Les contraceptifs non remboursés

  • Le patch contraceptif

Le patch diffuse les hormones contraceptives directement à travers la peau. Il est à poser soi-même et à renouveler toutes les semaines, pour un coût d’environ 15 € par mois.
 

  • L’anneau vaginal

Il est à placer pour une durée de trois semaines. Comme pour le patch, son coût se situe autour de 15 € par mois.
 

  • Les préservatifs masculins ou féminins

Moyens de contraception à usage unique, ce sont également les seuls à pouvoir protéger efficacement contre les infections sexuellement transmissibles, tels que le VIH, l'herpès génital ou l'hépatite B. Les prix sont très variables : de 20 à 55 centimes l’unité pour les préservatifs masculins, et autour de 3 € l’unité (8,70 € la boite de 3) pour le préservatif féminin.

L'Essentiel de l'article
  • Certaines pilules contraceptives, le stérilet, l’implant et le diaphragme sont remboursés à 65 % par la Sécurité Sociale*.
  • L’implant agit comme une pilule, mais pendant trois ans !
  • Il existe des préservatifs féminins, mais le plus utilisé est le préservatif masculin.
  • Seul le préservatif  protège des maladies sexuellement transmissibles.

 

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