Cancer de la prostate : comprendre, prévenir et dépister

Aujourd’hui en France, le cancer de la prostate est le troisième plus mortel. Plus de 48 000 nouveaux cas ont été estimés en 2017 (1). Comment se faire dépister ? À quel âge et à qui s’adresser ? L’essentiel à retenir.

Temps de lecture : 2 min

1 Quels sont les facteurs de risque ?

Les facteurs de risques établis du cancer de la prostate sont : (1)

  • L’âge : le cancer de la prostate est fortement lié à l’âge. Il est rare avant 50 ans et augmente autour de 70 ans. 94 % des décès ont lieu après 65 ans.(1)
     
  • Des antécédents familiaux : vous avez deux à cinq fois plus de chances de développer un cancer de la prostate si votre père ou votre frère a déjà été touché par la maladie.

2 Quels sont les signes d’alerte ?

Dans la plupart des cas, le cancer de la prostate n’occasionne pas de symptômes visibles particuliers, notamment aux premiers stades de la maladie.

Certains signes peuvent néanmoins vous alerter, comme les troubles urinaires (brûlures, difficulté à uriner ou besoin plus fréquent d’uriner) ou des troubles de l’éjaculation. Le mieux est simplement d’en parler avec votre médecin. À ce stade, ces symptômes ne témoignent pas forcément d’un cancer et peuvent être causés par des pathologies plus bénignes comme l’hypertrophie de la prostate (aussi appelée adénome ou HBP) ou une simple infection – on parle alors de prostatite.

3 Un diagnostic prÉcoce est-il utile ?

Un dépistage pas forcément systématique (2)

À l’inverse du cancer du sein, il n’existe pas en France, ni dans aucun autre pays, de programme national de dépistage du cancer de la prostate s’adressant aux hommes de manière systématique. Cela suit les recommandations de la Haute Autorité de santé. (3)
 

Le dépistage individuel : à discuter avec son médecin

Le cancer de la prostate ayant un développement plutôt lent (10 à 15 ans), l’Association française d’urologie recommande un dépistage annuel, pour les personnes de plus de 50 ans et jusqu’à 75 ans, pour optimiser les chances de dépister la maladie à un stade précoce (4).

Il permettra de détecter un éventuel cancer, sans pour autant déterminer s’il est susceptible d’évoluer vers une forme agressive ou non. Aussi le dépistage peut être utile pour répondre à vos inquiétudes, ou déclencher une surveillance accrue.

Avant de vous faire dépister, il est important de disposer d’une information complète sur les avantages et inconvénients des examens de dépistage et de leurs conséquences.

4 Comment se déroule le dépistage du cancer de la prostate ?

Deux examens de dépistage de cancer de la prostate sont possibles (5) :

  • Le toucher rectal : cet examen permet de contrôler directement l’état général de la prostate. S’il est souvent considéré comme inconfortable, il s’agit néanmoins d’un examen rapide et sans conséquence.

 

  • Le dosage du PSA (Prostate Specific Antigen ou antigène prostatique spécifique) sérique total : cet examen consiste à analyser le taux de PSA dans une prise de sang. Souvent, un taux de PSA élevé indique la présence de cellules cancéreuses dans la prostate. Cependant, un chiffre de PSA élevé peut simplement marquer la présence d’une anomalie ou d’une infection de la prostate, comme une prostatite aiguë. (4)

En cas d’anomalie, des biopsies de la prostate seront nécessaires pour confirmer le diagnostic de cancer.

Dans 70 % des cas,

un dosage du PSA élevé n’est en réalité pas lié à un cancer de la prostate (2).

Le saviez-vous ?

Théoriquement, un homme de moins de 50 ans ne doit pas dépasser un taux de 2,5 ng/ml (nanogramme par millilitre), alors qu’après 70 ans, le maximum toléré est de 6,5 ng/ml (2).

5 Quand et où se faire dépister ?

L’Association française d’urologie recommande un dépistage annuel systématique du cancer de la prostate entre 50 et 75 ans. L’âge est abaissé à 45 ans en cas d’antécédents familiaux.

Il est possible de consulter auprès de professionnels de la santé. Votre médecin généraliste pourra vous prescrire des examens complémentaires précis s’il le juge nécessaire. Vous devrez aller voir un urologue, spécialiste des affections urinaires et génitales masculines, si des complications, même non liées à un cancer, sont détectées. En cas de doute, vous pouvez le consulter directement, sans passer par votre généraliste.

6 Movember : des hommes unis !

Chaque année en novembre, le Movember (contraction en anglais des mots moustache et november) incite les hommes à ne pas raser leur moustache pendant 30 jours – d’où le nom de ce mouvement. Il réunit des millions de participants dans 21 pays. Son objectif ? Donner notamment de la visibilité au cancer de la prostate et des testicules, et bien entendu lever des fonds pour la recherche. Rendez-vous sur le site de la Movember Foundation pour faire un don. Et, Messieurs, pour soutenir d’autant plus le mouvement, vous pouvez très simplement ranger votre rasoir pendant un mois : la moustache vous va si bien !

Pour plus d’informations, rendez-vous sur le site de l’Association française d’urologie : https://www.urofrance.org/

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L'Essentiel de l'article
  • Les facteurs de risque dominants : l’âge et les antécédents familiaux.
  • Pas de symptômes particuliers aux prémices de la maladie.
  • Il n’existe pas en France de dépistage ou examen systématique.
  • Le dépistage individuel est un choix personnel à évoquer avec son médecin.
  • Il est possible de consulter son médecin généraliste ou un urologue.
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