5 choses à savoir sur la chiropraxie

Alors que 7 Français sur 10 se plaignent de maux de dos et de douleurs articulaires, seulement 8 % d’entre eux ont recours à la chiropraxie (1). Le point avec Caroline Lambert, chiropractrice et vice-présidente de l’Association française de chiropraxie (AFC).

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à propos du contributeur

Caroline Lambert
Caroline Lambert

Chiropractrice et vice-présidente de l’Association française de chiropraxie (AFC)

Paris

1 Qu’est-ce que la chiropraxie ?

Caroline Lambert : Le chiropracteur détecte, traite et soulage tous les problèmes de dos et les problèmes articulaires. Le chiropracteur fait de la prévention sur tous les dysfonctionnements du squelette.

Aujourd’hui, la chiropraxie est encore méconnue. Seul un Français sur cinq connaît précisément ce qu’elle traite (1). Longtemps, la chiropraxie était définie comme médecine douce ou médecine alternative, mais il s’agit davantage d’une médecine intégrative, c’est-à-dire qu’elle intègre différentes disciplines pour le bien-être du patient. C’est une approche pluridisciplinaire.

La chiropraxie se fait en trois périodes. La période 1 pour le traitement de l’urgence. La période 2 pour la correction (en quelques séances sur plusieurs semaines ou plusieurs mois). La période 3 pour la stabilisation : le chiropracteur voit son patient une à deux fois par an.

2 Que soigne un chiropracteur ?

Caroline Lambert : Le chiropracteur traite tout ce qui va être cervicalgie, sciatique du bras, maux de tête, vertiges, problèmes de mâchoire, de trapèzes et de dos. Une mauvaise posture due à une position assise ou au relâchement des abdominaux qui va avoir des incidences au niveau des lombaires, qui peut provoquer un lumbago, un pincement de disque, une sciatique, un problème de genou ou de hanche... Le chiropracteur soigne toutes les articulations en général et toutes les tensions liées au stress. Le patient peut très bien souffrir d’un dos douloureux qui n’est pas forcément un problème lié à une articulation, mais bien souvent dû à des tensions. Le corps est fatigué et ces tensions génèrent un épuisement de son système nerveux. Elles vont avoir des incidences sur la vue, sur l’agilité, sur l’appareil digestif, le sommeil ou encore le cycle menstruel qui va être perturbé.

Le fait de relâcher, de réinitialiser la posture permet automatiquement au patient de vivre mieux. Quand vous êtes plié sur vous-même, vous ne pouvez pas respirer, vous êtes obligé d’ouvrir les épaules et les omoplates de manière à pouvoir laisser passer l’air. Les corps physique et émotionnel sont reliés et quelquefois en traitant la posture, l’état émotionnel va changer.

1 000

C’est le nombre de chiropracteurs en France. Pour trouver un professionnel proche de chez vous, renseignez-vous auprès de l’AFC.

3 Pourquoi consulter un chiropracteur ?

Caroline Lambert : Il y a des patients qui viennent voir un chiropracteur pour deux ou trois séances, et puis il y a ceux qui ont des problématiques qui durent depuis plus longtemps. Il faut alors essayer de comprendre ce qui se passe pour corriger et prévenir pour que sa douleur ne revienne pas. La même sciatique sur deux personnes va provenir d’une histoire différente. L’une peut durer depuis cinq à six ans alors que l’autre peut être due à une chute tout simplement. Il faut bien comprendre la problématique et adapter en fonction du cas de la personne. C’est pourquoi pour poser un diagnostic avec certitude, nous allons toujours consulter un patient avec une radio, un scanner ou un IRM.

Les centres antidouleur des hôpitaux envoient de nombreux patients. Certains ont été opérés trois fois, ont des implants discaux avec des lourdes pathologies et sont en arrêt de travail depuis deux ans. Commence alors un travail de collaboration entre la pharmacopée provenant du centre antidouleur, un kinésithérapeute et le chiropracteur. Chacun va apporter un complément pour arriver à reprogrammer les postures et faire en sorte que les patients retrouvent leur capacité.

Le saviez-vous ?

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4 Quelle est la différence entre un chiropracteur et un ostéopathe ?

Caroline Lambert : La chiropraxie requiert cinq années d’études dispensées par une seule école, l’Institut franco-européen de chiropraxie et inclut quinze mois de stage clinique. C’est une formation standardisée au niveau mondial. C’est-à-dire que les chiropracteurs, qu’ils soient français, américains, australiens, suisses ou belges auront reçu exactement la même formation.

À travers le monde, c’est la première profession manuelle en nombre de thérapeutes de niveau doctorat. La chiropraxie est reconnue par l’OMS comme expert de la colonne vertébrale.

Le législateur, c’est-à-dire le gouvernement français, a également décrété que le chiropracteur est le seul thérapeute non médecin à avoir le droit de manipuler les cervicales sans certificat de non-contradiction de la part d’un médecin.

Le chiropracteur est le seul habilité à traiter le pathologique et le fonctionnel. C’est-à-dire que si un patient vient voir un chiropracteur en disant : « j’ai mal au dos, j’ai du mal à bouger », c’est fonctionnel. S’il dit : « C’est parce que j’ai une hernie discale », c’est pathologique. Et quand le diagnostic pathologique a été validé, l’ostéopathe n’a plus le droit de traiter.

5 Comment se sent-on après une séance de chiropraxie ?

Caroline Lambert : Très souvent, les patients appréhendent de souffrir pendant la séance, et la petite phrase à la fin est : « C’est tout ? » Ensuite, ils reviennent en confiance. La première consultation de chiropraxie est toujours plus longue en raison de l’entrevue préliminaire. Pour les séances suivantes, il faut compter entre quinze et trente minutes selon les soins préconisés. Après la première séance, la personne éprouve une grosse fatigue due à un phénomène de décompression. Après avoir ressenti tellement de tensions, de douleurs qui pompent toute son énergie, d’un seul coup, il a la sensation d’être délié, d’être réaligné, plus libre dans le mouvement.

Avec sa technique, le chiropracteur n’a pas besoin de force, mais de rapidité et de dextérité.

Bon à savoir

5 ou 6 séances sont nécessaires en moyenne, mais cela varie bien évidemment selon les cas et la réaction au traitement proposé par votre praticien.

L'Essentiel de l'article
  • La chiropraxie a pour objet la détection, le traitement et la prévention des dysfonctionnements du squelette, comme les troubles musculo-squelettiques (TMS).
  • Manipulations vertébrales, mobilisation des articulations, conseils posturaux et d’hygiène de vie font partie des techniques de la chiropraxie.
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