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L’ISR (investissement socialement responsable)
Budget

ISR : découvrir l’investissement socialement responsable

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l'essentiel de l'article

  • Un fond ISR respecte au moins un des trois critères extra-financiers : environnemental, sociétal et de gouvernance.
  • L’ISR est aussi performant financièrement que les placements traditionnels.
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L’objectif de l’ISR est de faire de la finance un des leviers de transformation des entreprises. Conscients des nouveaux enjeux liés au changement climatique ou à l’accès à l’emploi des personnes en difficulté, de plus en plus d’épargnants souhaitent en effet que leurs placements aient un impact positif sur l’environnement et la situation sociale des travailleurs. Idéalement, sans rogner sur le rendement !

Avant de vous lancer, voilà toutes les réponses à vos questions concernant l’investissement socialement responsable.

Épargner en aidant les autres, c’est possible !

Avec le Livret Solidaire Macif, vous pouvez reverser tout ou partie des intérêts à des associations.*

Bon à savoir

63 % des Français déclarent que leurs décisions de placement prennent en compte les impacts environnementaux et sociaux. Pourtant, ils ne sont que 5 % à s’être vu proposer de l’ISR, tandis que 46 % se disent prêts à demander ce produit à leur conseiller bancaire ou financier. (2)

2 Investir de manière vertueuse : qu'est-ce que ça change ?

Faire un investissement socialement responsable, c’est investir dans des entreprises engagées dans des démarches concrètes de réduction de leur empreinte climatique et écologique par exemple.  En tant qu’épargnant particulier, choisir l’ISR, c’est donc soutenir financièrement des entreprises vertueuses ou en transition pour s’améliorer. Autant de « petits ruisseaux » qui, un jour, feront de grandes rivières !  L’ISR donne ainsi du sens à l’investissement et veille à l’intérêt des générations futures.

3 Comment vérifier que les fonds ISR sont « vraiment » vertueux ?

En France, 80 sociétés de gestion étaient identifiées comme actives sur le sujet de l’ISR fin 2018 et 530 fonds dédiés à la finance durable étaient accessibles au grand public (4). Mais comment distinguer des investissements réellement responsables de ceux qui relèvent plutôt du greenwashing (stratégie de communication et de marketing utilisée par les entreprises qui consiste à diffuser des messages vantant l’engagement écologique de la marque sans en avoir les preuves réelles). Pas si simple… L’investissement durable est en pleine croissance. Pour aider les particuliers à s’y retrouver, des labels se développent tel le label ISR d’Etat français créé par le Ministère de l’Economie et des Finances. Ce label est attribué aux fonds prenant en compte les critères ESG en amont des investissements et durant la vie du fonds. Il garantit également la transparence du fonds en matière de reporting.

Le saviez-vous ?

Axé sur l’environnement, le label Greenfin (anciennement TEEC), a pour ambition de soutenir la transition énergétique et écologique, et garantit que le fonds labellisé contribue au financement de la transition écologique et énergétique. 

4 Quelles différences entre l'ISR et l'épargne solidaire ?

La finance solidaire existe en complément de l’ISR et représente 0,25 % de l’épargne totale des ménages (3) qui consacre entre 5 et 10 % de son portefeuille à l’économie sociale et solidaire. Outre le financement d’entreprises vertueuses en termes d’ESG, l’argent placé permet de financer des entreprises non cotées, donc qui ne peuvent bénéficier des financements classiques, et qui ont une « utilité effective en matière de lutte contre l’exclusion, de cohésion sociale ou de développement. » (Baromètre 2018 de la finance solidaire Finansol/La Croix)

5 L'ISR est-il performant financièrement ?

Comme tout investissement, l’ISR vise la rentabilité. Ainsi, « 80 % des études examinées montrent que les pratiques de durabilité ont une influence positive sur la rentabilité des investissements » (5). La prise en compte de critères extra-financiers dans l’analyse d’une entreprise permet d’avoir une vision transversale de celle-ci et d’identifier des risques (de gouvernance, environnementaux et/ou sociétaux) auxquels la société pourrait être exposée à plus ou moins long terme. Cette analyse complémentaire à l’analyse financière classique (analyse sous l’angle rendement / risque) permet donc de réduire la prise de risque du fonds. En somme, l’ISR permet d’avoir une meilleure connaissance des entreprises dans lesquelles le fonds est investi. Longtemps sujet à caution, les fonds ISR offrent aujourd’hui des performances semblables aux fonds classiques sur le long terme, voire même supérieures. De quoi vous rassurer ! 

6 Investissements responsables : quels impacts sur les entreprises ?

De fait, avec l’intérêt grandissant des épargnants pour les fonds qui intègrent des critères d’investissement socialement responsable, les entreprises sont incitées à changer leurs pratiques pour offrir un modèle plus respectueux de l’environnement et des hommes, mais aussi à mieux gérer les risques financiers sur le long terme.

* Le Livret Solidaire Macif est accordé dans les conditions et limites définies dans les Conditions générales Épargne et le Guide tarifaire en vigueur. Les intérêts perçus sont soumis à la fiscalité en vigueur. L’abandon des intérêts donne droit à une réduction d’impôt et à un prélèvement forfaitaire libératoire à taux réduit, selon la fiscalité en vigueur.

** Contrat d’épargne assurance vie multisupport comprenant des supports en unités de compte susceptibles de perte en capital, assuré par Mutavie.

Sources :

(1) Étude menée par l’Association française de la gestion financière (AFG), 2017.
(2) Sondage Ifop pour Vigeo Eiris et le FIR, « Les Français et la finance responsable », 2018.
(3) Les Echos, Comment la finance solidaire tente de résister face aux labels, 2019
(4) Association française de la gestion financière.
(5) Méta-analyse menée par l’université d’Oxford et Arabesque Partners, portée sur la base de 200 sources incluant des études académiques, des rapports de sociétés de gestion ou encore des articles de presse.
(6) Étude KPMG réalisée auprès d’un panel constitué de 7 émetteurs cotés sur Euronext Paris, de 10 investisseurs et gestionnaires d’actifs français et de 6 acteurs tels que ONG, initiatives de place, régulateurs et universitaires, 2017.
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