0
0 sur 5( 0 vote )
Faire de l'auto-stop
Mobilités

Le guide du parfait auto-stoppeur

2 min

L'essentiel de l'article

  • L’auto-stop revient en force, notamment grâce aux applications comme Rezo Pouce.
  • Pour minimiser votre temps d’attente, choisissez un bon emplacement et soignez la pancarte.
  • Respectez les règles élémentaires de savoir-vivre en voiture.
  • Commencez sur un petit trajet et/ou avec un ami.
lire la suite
0
0 sur 5( 0 vote )
Le saviez-vous ?

La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient Rezo Pouce et plein d’autres initiatives qui favorisent la mobilité !

2 Où faire de l’auto-stop ?

Si vous préférez voyager « à l’ancienne », le premier facteur de succès va reposer sur l’emplacement que vous choisirez pour tendre le pouce. Il faut être visible de loin bien sûr, mais aussi faciliter la manœuvre de l’automobiliste : préférez donc un endroit où il est facile de s’arrêter, sans risque et sans gêner la circulation (parking, dégagement, bord de chaussée élargi, etc.). Placez-vous en amont du point de stationnement, si possible après un carrefour ou un rond-point car les voitures roulent moins vite et peuvent donc s’arrêter facilement.

En revanche, évitez d’attendre avant ou après un virage, c’est dangereux, et pour vous, et pour les automobilistes !

3 Une pancarte qui fait mouche

Une pancarte bien visible est essentielle pour faire du stop car les conducteurs savent tout de suite s’ils peuvent vous aider ou pas : elle réduit de 30 à 50 % votre temps d’attente (3) ! Pensez que les voitures roulent assez vite et ont besoin de temps pour s’arrêter, il faut donc que votre pancarte soit assez grosse pour être lisible de loin : format A4 minimum (21 x 30 cm) ! Écrivez lisiblement (en majuscules), au marqueur noir sur un carton blanc. S’il pleut, préférez un matériau qui ne se désintégrera pas au bout de quelques minutes (bois, plastique) et recouvrez la pancarte de scotch transparent ou de cellophane de cuisine pour protéger l’écriture.

Si votre destination est une grande ville, n’hésitez pas à utiliser des abréviations pour gagner de la place : MTP pour Montpellier, GRE pour Grenoble, BDX pour Bordeaux, etc. Vous pouvez aussi jouer le recto verso : BDX sur le recto, Gare sur le verso par exemple. Enfin, sachez que la fantaisie est permise (et même encouragée) : un smiley bien placé fait toujours son petit effet !

4 Grands bonds et sauts de puce

Si vous vous rendez dans un petit village, décomposez le trajet en plusieurs étapes : par exemple, pour aller de Loches (37) à Lusignan (86), indiquez d’abord Châtellerault (86) (55 km), puis Poitiers (86) (38 km plus loin), et enfin Lusignan (à 20 km de Poitiers). Oui, il vous faudra prévoir plusieurs pancartes, et oui, vous devrez avoir repéré à l’avance les points de dépôt les plus pratiques pour vous.

Attention aux propositions de « vous avancer un peu sur votre trajet » : si l’intention est louable, le risque est de se retrouver en rase campagne avec un faible passage, et un fort temps d’attente… Mettez-vous d’accord avec le conducteur pour qu’il vous dépose dans un endroit intéressant pour la suite de votre parcours.

5 L’ABC de la stop attitude

C’est LA question que l’on se pose quand on parle d’auto-stop : quelle attitude adopter pour maximiser ses chances de réussite ?

Soyez avenant : ne restez pas plongé dans votre portable, souriez, redressez-vous, regardez les conducteurs dans les yeux… Et surtout, tenez-vous prêt à monter rapidement si quelqu’un s’arrête ! Personne n’a envie d’attendre que vous remballiez votre pique-nique.

6 L’art du blabla

Un bon samaritain vous a pris en stop ? C’est le moment de déployer vos compétences dans l’art de la conversation. Commencez par les « ice breakers » (littéralement « briseurs de glace ») qui sont légion : la météo (« Quel froid, vous me sauvez ! »), la voiture dans laquelle vous vous trouvez (« Ma mère a la même »), votre temps d’attente (« C’est la première fois que je fais du stop et je ne suis pas déçue, les gens sont super sympas ! »), la musique qui passe (« J’adore cet artiste, j’étais à son concert le mois dernier »), etc. Il y a fort à parier qu’au bout de quelques minutes vous vous trouviez des points communs, ne serait-ce que parce que vous allez au même endroit ! Cela dit, restez à l’écoute : certaines personnes sont naturellement peu bavardes. Si votre interlocuteur ne répond que par monosyllabes et ne relance pas la conversation, ce n’est sans doute pas la peine d’insister. Il est important que chacun soit à l’aise.

7 Savoir-vivre et auto-stop

En auto-stop comme en toutes circonstances, le respect de l’étiquette vous assurera les bonnes grâces de votre hôte (utile si vous espérez qu’il vous dépose pile devant votre destination plutôt qu’à la sortie de l’autoroute). Outre les fautes de goût évidentes (changer la musique, mettre ses pieds sur le tableau de bord ou demander d’aller plus vite), il est généralement assez mal vu :
•    d’ôter ses chaussures (même si vous avez fait un effort sur les chaussettes) ;
•    de manger ou d’allumer une cigarette sans demander la permission (même si le conducteur fume) ;
•    de dormir, d’écouter votre musique au casque, de téléphoner non-stop…

Bien que l’auto-stop soit une pratique implicitement gratuite, il est poli de proposer un dédommagement (entre 5 et 8 centimes par kilomètre (3)) dans les cas où vous faites un long trajet. Au conducteur d’accepter ou non !

8 Sécurité : les bons réflexes

L’auto-stop reste une pratique sûre si elle est pratiquée avec bon sens et prudence – qui ne veut pas dire méfiance ! Voici quelques bons réflexes à adopter pour voyager l’esprit tranquille :

  • si vous ne « sentez pas » la personne qui s’arrête, ne montez pas. Idem pour les automobilistes : si vous trouvez que le stoppeur a une mine patibulaire, passez votre chemin ! Mieux vaut froisser un ego que de voyager sans être serein ;
  • en cas de mauvais comportement (harcèlement, conduite dangereuse, etc.), n’hésitez pas à demander à descendre ;
  • si un problème survient dans la voiture, restez calme et appelez un ami pour lui indiquer où vous trouvez et à quelle heure vous pensez arriver. C’est très dissuasif pour la personne qui envisagerait de vous porter préjudice…

9 Prêts ? Partez !

Vous vous sentez prêt à relever le défi ? Pour faire vos débuts d’auto-stoppeur, choisissez plutôt un trajet court et/ou avec une solution de repli par transport en commun. Un trajet Clisson-Nantes (44) un samedi matin est un bon début… Évidemment, prévoyez un timing large, avec possibilité de déborder : pas question de choisir le stop pour se rendre à un entretien d’embauche ! Et si vous le pouvez, emmenez un ami : on est moins timide à deux !

Sources :

(1) « En 2015, 11 millions de trajets longue distance ont été réalisés par des covoitureurs », selon le ministère de la Transition écologique et solidaire (2017).
(2) Selon l’Ademe, 3,5 millions de Français covoiturent quotidiennement pour des trajets domicile-travail : « Étude nationale sur le covoiturage de courte distance », 2015.
(3) Macif, Guide de l’autostop au quotidien

* Rezo Pouce
Noter cet article :

Cet article...