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Zoothérapie : quand l’animal devient un médiateur.
Handicap

Zoothérapie : quand les animaux sont à cheval sur votre bien-être !

2 min

à propos du contributeur

Camille de Ravinel

Coordinatrice de l’association Anim’Envie et spécialiste de la médiation animale

La Garnache (85)

l'essentiel de l'article

  • L’animal apaise l’anxiété et a un effet stimulant.
  • La médiation animale est adaptée à tous les publics, de la petite enfance aux seniors !
  • La médiation peut se faire avec n’importe quel animal volontaire et adapté.
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1 La zoothérapie : quels sont les animaux médiateurs ?

Camille de Ravinel. « Nous travaillons avec une grande diversité d’animaux : équidés, lapins, cochons d’Inde, chiens… Le but est de donner du choix aux bénéficiaires. Il faut juste que l’animal soit volontaire et adapté : nous vérifions qu’il n’émet pas de signaux de stress et qu’il va bien au contact des bénéficiaires durant la séance. Les petits animaux, notamment les lapins, accompagnent leurs parents dès les premiers mois de leur vie afin de s’habituer à l’homme. Les chiens, eux, suivent une éducation spécifique. Ils répondent à des ordres et réalisent des jeux comme sauter dans des cerceaux ou d’autres exercices qui, à terme, permettent d’améliorer des compétences chez les gens. Le simple fait de lancer une balle peut devenir une difficulté pour certains. Dans la même lignée, il faut apprendre à faire confiance pour laisser un chien sauter dans un cerceau que l’on tient au-dessus de sa tête. »

Le saviez-vous ?

La Fondation d’entreprise du groupe Macif soutient l’association Anim’Envie.

3 Comment se passe une séance de zoothérapie ?

Camille de Ravinel. « Nous nous déplaçons dans des établissements tels que des foyers pour enfants/adultes, des hôpitaux, des EHPAD et en milieu carcéral. Nous recevons également des bénéficiaires sur notre site à La Garnache (85). Les séances sont pensées autour du comportement naturel de l’animal (jeux, nourrissage, soins, etc.) et sont adaptées à chaque type de difficulté. Ainsi, une personne âgée va réapprendre à éplucher les légumes pour nourrir les lapins quand un enfant autiste va volontiers distribuer des graines aux rongeurs. Ces actions, sous leurs airs ludiques, font en réalité travailler la motricité, le langage, l’estime de soi, les émotions. L’avantage ? Les bénéficiaires n’ont pas l’impression de faire d’effort ! »

4 Qui peut bénéficier de cette thérapie ?

Camille de Ravinel. « Tous les publics, des bébés aux seniors, souffrant de pathologies sociales, médicales, affectives, mentales, etc. Les activités sont choisies en fonction des profils. Les personnes âgées, par exemple, recherchent davantage des moments de bien-être et d’échange. En milieu carcéral, la médiation animale renforce le sentiment d’utilité et la confiance en soi. Nous sommes aussi de plus en plus contactés par des particuliers. »

5 Zoothérapie : comment évaluer les bénéfices ?

Camille de Ravinel. « Les séances se déroulent sous observation et nous prenons des notes. Nous comparons le comportement des bénéficiaires en début et fin d’année pour évaluer leurs progrès en fonction des objectifs fixés avec leurs référents. Les améliorations sont visibles : certains malades d’Alzheimer qui ne font plus leur toilette acceptent spontanément d’apporter des soins aux animaux, ce qui leur permet de réapprendre certains gestes d’hygiène. D’autres encore, qui avaient une perte de précision dans leurs mouvements, arrivent à verser de l’eau ou couper des fruits ! »

(1) Source : Enfance et Psy, Véronique Servais, « La relation homme-animal », 2007.
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