Violences conjugales : comment repérer et aider les femmes victimes ?

Une femme sur dix (1) subit des violences conjugales en France. Si la parole des victimes se libère peu à peu, les prises en charge ne sont pas encore à la hauteur. Voici comment vous pouvez agir, à votre échelle, pour lutter contre les violences faites aux femmes.

Temps de lecture : 1 min

1 Des associations mobilisées contre les violences conjugales

En France, il existe plusieurs associations engagées dans la prévention et la lutte contre les violences conjugales faites aux femmes. Femmes Debout, Du Côté des Femmes, Fondation des Femmes ou encore Halte Aide aux Femmes Battues… Ces structures, soutenues par l’État, apportent leurs conseils et leur soutien aux femmes violentées ainsi qu’aux témoins de violences. Si vous souhaitez vous engager pour lutter contre ce fléau, vous pouvez retrouver la liste des associations qui œuvrent près de chez vous sur le site arrêtonslesviolences.gouv.fr.

Chiffre-clé

213 000 (2).
C’est le nombre de femmes âgées de 18 à 75 ans, en moyenne, qui sont victimes de violences physiques et/ou sexuelles commises par leur conjoint ou ex-conjoint, chaque année en France.

2 Le bénévolat pour venir en aide aux victimes

Pour agir à votre échelle, vous pouvez commencer par vous engager comme bénévole au sein d’une association dédiée à la lutte contre les violences faites aux femmes. Selon vos disponibilités et vos compétences, vous pourrez participer à différentes missions. Vos aptitudes professionnelles et/ou personnelles pourront alors s’avérer particulièrement utiles. Si vous avez une formation en droit par exemple, proposez vos conseils auprès des victimes pour leurs démarches administratives et juridiques. Si vous possédez des connaissances en communication, en informatique ou en marketing, vous pourriez participer à des actions d’information et de sensibilisation auprès du grand public. Vous avez une formation dans le domaine de la santé ? Vos conseils de prise en charge médicale pourraient s’avérer précieux. Vous pourrez aussi mettre les victimes directement en relation avec des centres d’aide, comme les associations du réseau France Victimes, ou les Centres d'information sur les droits des femmes et des familles. Quelles que soient vos aptitudes, votre engagement sera utile.

Avant de vous engager, pensez également à évaluer votre équilibre psychologique : patience, empathie, écoute, gestion des émotions, etc. En effet, il peut être particulièrement déstabilisant de se retrouver face à des personnes en grande détresse, généralement dans l’impossibilité de s’extraire elles-mêmes d’une situation dangereuse, impliquant souvent des enfants. À vous de voir donc si vous vous sentez en capacité d’agir directement au contact des victimes ou si des missions de support ou d’organisation seraient plus adaptées à votre personnalité.

Envie d’agir ?

La Fondation d’entreprise du Groupe Macif soutient de nombreuses initiatives solidaires. Renseignez-vous !

Le saviez-vous ?

Depuis 1999, le 25 novembre (3) est la Journée internationale de lutte contre les violences faites aux femmes.

3 Identifier les signes de violences conjugales

En tant que bénévole, vous pourrez également apprendre à repérer les signes de violences et à communiquer avec les victimes. Il faut savoir que les personnes victimes de violences conjugales ont tendance à dissimuler la gravité de leur situation, mais certains signes doivent vous alerter. Des marques à répétition sur le visage et/ou le corps, des bleus ou encore un œil au beurre noir peuvent être les stigmates de violences. Ils s’accompagnent bien souvent d’explications confuses de la part de la victime, comme une chute dans l’escalier, un mauvais coup contre un meuble ou un accident pendant une sortie footing...

Les violences conjugales ont aussi des conséquences importantes sur la santé mentale des victimes : la perte de confiance en soi, les difficultés à dormir ou à s’alimenter, l’anxiété, l’isolement, le déni, la dépendance amoureuse... (4) Si vous identifiez ces comportements chez une femme, notamment de votre entourage, c’est qu’il est temps d’agir pour lui venir en aide. Avant tout, parlez-lui pour la mettre en confiance et évaluez la situation. Puis accompagnez-la dans son cheminement.

Bon à savoir

Si vous êtes victime ou témoin de violences, appelez le 17 (police et gendarmerie), le 112 (numéro d’urgence européen) ou le 3919 (numéro dédié aux femmes victimes de violences conjugales).

Vous souhaitez vous engager contre les violences conjugales ?

Rendez-vous sur la plateforme Diffuz (initiée par Macif) et proposez une initiative solidaire près de chez vous.

L'Essentiel de l'article
  • En France, il existe quelques associations d’aide aux victimes de violences conjugales.
  • Devenir bénévole permet d’agir concrètement contre les violences faites aux femmes.
  • Des lésions sur le corps, l’isolement et le déni peuvent être signes de violences.
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