Placements et investissements : comprendre l’essentiel

Actifs, investissements, rendements, actions… Pas toujours facile de s’y retrouver dans le monde de la finance. Pour comprendre l’essentiel, voici les clés des marchés et des placements pour l’épargnant individuel qui souhaite voir plus loin que son simple livret A.

Temps de lecture : 2 min

à propos du contributeur

Sabine Castellan-Poquet

Directrice des investissements
Macif Finance Épargne

1 Pourquoi placer et investir sur les marchés financiers ?

Investir sur les marchés financiers, c’est participer de fait au financement de l’économie. Pour les entreprises, c’est une façon de réunir les capitaux nécessaires à leur développement. Pour l’investisseur, c’est une façon d’épargner en espérant faire fructifier l’épargne placée.

Vous souhaitez donner du sens à vos placements ? Vous pouvez choisir d’investir dans des placements à vocations solidaire ou responsable qui intègrent les enjeux du développement durable.

2 Qu'y a-t-il dans les produits financiers ?

Il existe quatre grands types de placements où investir votre épargne pour la faire fructifier. Ces placements sont accessibles via les produits financiers proposés par les organismes financiers comme les banques, les assurances, les mutuelles… Parmi les plus courants, on trouve l’assurance-vie, les livrets bancaires (livret A, LDD, etc.), le PEA (Plan d’épargne en action) ou le PERP (Plan d’épargne retraite populaire).

Pour faire fructifier votre épargne, l’argent peut être déposé/investi sur différents types d’actifs.

Les actifs monétaires

On en retrouve par exemple sur le livret A. Ce sont des placements détenus généralement à court terme. Peu risqués, voire sans risque, les actifs monétaires génèrent des rendements faibles. C’est un actif disponible, c’est-à-dire que l’argent de l’épargnant n’est pas bloqué.

Les placements obligataires (ou « obligations »)

L’épargne placée sur le support en euros d’une assurance-vie est majoritairement investie par l’assureur en obligations. Ce sont des créances (emprunts) d’entreprises à un taux d’intérêt connu et sur une durée fixée d’avance. À l’échéance, le prêteur récupère les sommes investies augmentées des intérêts. Sauf en cas extrême comme la faillite de l’entreprise, l’obligation assure un rendement régulier modéré avec une prise de risque relativement faible.

Les placements en actions

Lorsque vous détenez un PEA ou une assurance-vie multisupport, vous pouvez investir sur ces types de placement. Il s’agit de « parts » d’une ou plusieurs entreprises, c’est-à-dire une participation au capital de ces entreprises. Si les perspectives de résultats sont bonnes, les actions rapportent. Mais si la rentabilité des entreprises chute, le cours de l’action baisse, entraînant une moins-value sur votre épargne. Inutile cependant de s’affoler car tant que votre épargne n’est pas désinvestie, vous ne réalisez aucune perte. Il n’y a pas d’échéance ni de rendement connu d’avance : les actions sont des placements soumis aux aléas des marchés boursiers (CAC 40, Euronext, etc.), comportant donc une part de risque plus élevée que les actifs monétaires et les obligations. En contrepartie, elles offrent des rendements potentiellement plus forts sur le long terme.

Les actifs immobiliers

Il s’agit d’investissements dans l’immobilier d’habitation ou d’entreprise, en vue de percevoir des loyers et/ou une plus-value à la revente. Ces investissements peuvent être faits sous forme réelle (investir directement dans un bien), mais ils existent aussi sous forme immatérielle (la « pierre-papier ») où l’on investit dans le portefeuille d’une SCPI (Société civile de placement immobilier) ou d’un OPCI (Organisme de placement collectif en immobilier). Ce placement immobilier a l’avantage de générer des revenus qui peuvent être réguliers, correspondant aux loyers, avec l’inconvénient de bloquer le capital : pour le récupérer, il faut revendre le bien ou les parts de SCPI/OPCI. La pierre-papier présente l’avantage d’offrir une diversification en termes de localisation géographique et en termes de risque locatif.

Bon à savoir

Il est tout à fait possible pour un investisseur français d’investir à l’étranger. C’est un moyen de diversification intéressant, à condition de garder en tête que les intérêts seront versés dans la monnaie locale. Si vous êtes hors zone euro (Suisse, États-Unis, Japon, etc.), vos gains seront donc également soumis à la fluctuation des taux de change, ce qui peut jouer à votre avantage ou au contraire vous desservir.

3 Les 3 piliers d'un placement réfléchi

La disponibilité et la sécurité des fonds placés sont une question fondamentale dans le choix d’un placement. Il est également important de diversifier ses actifs pour atténuer les risques.

Le rapport temps/risque

En général, plus un capital peut être bloqué sur un temps long, plus la prise de risque de perte en capital pour l’épargnant peut être élevée.

Ainsi, le temps peut aussi jouer en la faveur de l’investisseur : en laissant son épargne placée, l’investisseur peut laisser passer une crise et récupérer son capital au moment où les marchés sont redevenus favorables. Les rendements sur des actifs dits « risqués » sont généralement plus rentables. Ce facteur est évidemment à mettre en regard de votre projet (court, long, ou moyen terme) et de votre besoin de liquidités.

La diversification

Le secret d’une épargne bien gérée, c’est une épargne diversifiée. Investir dans des produits différents permet de tirer parti des avantages de chacun d’entre eux, tout en répartissant les risques. Une façon de « ne pas mettre tous ses œufs dans le même panier » !

La connaissance des marchés et le conseil

Connaître le fonctionnement des marchés financiers et des différents produits d’investissement est un point clé pour un investisseur averti. Pour s’acculturer à la finance, l’Institut pour l’éducation financière du public (IEFP) propose un site pédagogique : La finance pour tous. Cette association d’intérêt général indépendante, soutenue notamment par la Banque de France, l’Autorité des marchés financiers (AMF) et la Fédération bancaire française, vous explique clairement tout ce qu’il y a à savoir lorsqu’on souhaite investir, s’assurer, préparer sa retraite, etc. Le site propose aussi des calculateurs en ligne pour vous aider à prévoir et gérer votre budget. Et bien sûr, n’oubliez pas de solliciter votre conseiller : tous les organismes proposant des produits financiers (banques, assureurs, mutuelles, etc.) ont un devoir de conseil. Vous pourrez alors exposer votre projet et vos contraintes pour trouver le ou les placements qui vous conviennent.

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Petit lexique de la finance

AMF (Autorité des marchés financiers) : institution financière et autorité administrative indépendante française qui veille à la protection de l’épargne investie, à l’information des investisseurs et au bon fonctionnement des marchés d’instruments financiers.

CAC 40 : principal indice boursier français. Il est défini à partir des cours de 40 actions cotées parmi les 100 sociétés françaises dont les échanges sont les plus importants. Les autres indices boursiers les plus connus sont le Dow Jones (États-Unis), le Nikkei (Japon), Eurostoxx 50 (zone euro), le FTSE (Royaume-Uni) ou encore le NASDAQ (États-Unis, principalement pour la nouvelle économie).

OPC (Organismes de placement collectif) : fonds d’investissement gérés par des professionnels dans lesquels les investisseurs placent leur épargne pour investir. Ils peuvent proposer des placements diversifiés ou spécialisés sur un type d’actif : actions, obligations, monétaire…

DICI (Document d’information clé des investisseurs) : c’est un document réglementaire standardisé remis à tout investisseur qui souhaite placer son épargne dans un OPC. Le document regroupe les informations clés concernant l’OPC lui-même (objectifs, fonctionnement, etc.) et le placement envisagé, notamment son niveau de risque et la durée minimum recommandée de placement.

EURIBOR (Euro interbank offered rate/taux interbancaire offert en euro) : taux d’intérêt de la monnaie Euro qui fait référence sur les marchés monétaires de la zone euro.

L'Essentiel de l'article
  • Placer son argent, c’est investir dans l’économie.
  • Il existe quatre principaux types d’actifs : les actifs monétaires, les obligations, les actions et les actifs immobiliers.
  • Le rendement d’un placement est en lien avec sa durée et son importance d’exposition aux marchés.
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