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Deux personnes se tiennent sur le bord de leur bateau
Loisirs

Navigation de plaisance : 8 règles de sécurité incontournables

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à propos du contributeur

Hans Roger

Directeur de l'école de croisière Macif Centre de Voile.

L'essentiel de l'article

  • Consultez la météo marine avant de partir et si possible en cours de sortie.
  • Informez un proche ou la capitainerie de votre sortie.
  • Vérifiez le matériel de sécurité et formez l’équipage.
  • Achetez une carte maritime, des mémos de navigation et upgradez votre VHF.
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1 Règle n° 1 : consultez la météo

Avant de sortir en mer, il est indispensable de consulter les conditions météorologiques de la zone où l’on va naviguer et cela vaut pour tout sport nautique. Chaque capitainerie diffuse un bulletin sur son secteur, mais bien sûr on peut également consulter la météo marine sur Internet (sur le site de Météo France par exemple) ou encore à la radio.

Une fois en mer, la météo est essentiellement accessible par la radio VHF du bateau. Elle est diffusée 20 fois par jour (et très exceptionnellement sur demande) par les CROSS (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage).

Formez-vous selon votre niveau à la navigation en toute sécurité grâce aux stages de navigation de Macif centre de voile.

3 Règle n° 3 : vérifiez le matériel de sécurité et formez les passagers

La vérification concerne le matériel de sécurité à bord ainsi que les équipements divers.

Pour le matériel de sécurité (gilet de sauvetage/aide à la flottabilité, radeaux de survie, extincteurs, etc.), vérifiez :

  • le nombre : il doit notamment y avoir un gilet de sauvetage par personne au minimum ;
  • l’état général ;
  • le bon fonctionnement ;
  • la conformité aux normes CE et/ou NF.

Pendant la navigation, même par mer calme, une personne peut tomber à la mer. Il est donc préconisé de toujours porter un gilet de sauvetage, d’autant plus pour les enfants qui auront tendance à se déplacer sur le bateau pendant la navigation ou la manœuvre.

La liste des équipements de sécurité obligatoires en fonction du type de bateau et de navigation pratiquée est consultable sur le site du ministère de la Transition écologique et solidaire.

Pour les équipements (extincteur, etc.), la nourriture, les médicaments, etc. vérifiez :

  • le fonctionnement ;
  • la date de validité ou de péremption.

Pour que toutes les conditions de sécurité soient réunies, il faut également que les personnes présentes à bord soient informées sur l’utilisation du matériel de sécurité, en particulier les gilets de sauvetage et les radeaux de survie. Avant de quitter le port, vous devez donc prévoir une démonstration de sécurité où vous indiquerez :

  • l’emplacement à bord des différents équipements de sécurité ;
  • comment les utiliser : comment enfiler un gilet de sauvetage, comment mettre à l’eau et « percuter » un radeau de survie ;
  • comment envoyer un signal de détresse avec la VHF ;
  • comment réagir si quelqu’un, et en particulier le chef de bord, tombe à la mer ou fait un malaise.

4 Règle n° 4 : réagissez en cas d'urgence

Évidemment, chaque situation est unique et nécessite d’être évaluée précisément pour savoir s’adapter. Certains réflexes s’appliquent néanmoins dans la plupart des cas.

En cas de personne tombée à l’eau :

  • immobilisez et stabilisez le bateau autant que possible. Il est important de pouvoir rester le plus proche possible d’elle pour lui venir en aide ;
  • envoyez un message de détresse au CROSS par la VHF.

En cas de problème matériel de type démâtage :

  • arrêtez le bateau ;
  • sécurisez l’équipage en lui faisant mettre les gilets de sauvetage ;
  • envoyez un message de détresse au CROSS par la VHF.

Pour contacter le CROSS (Centres régionaux opérationnels de surveillance et de sauvetage), composez le 196.

5 Règle n° 5 : achetez une carte maritime

Ce n’est pas une obligation légale, mais tout bon marin ne saurait sortir en mer sans une carte de la zone dans laquelle il va naviguer. Tracé des côtes, courants, écueils, chenaux, bancs de sable… Ces cartes sont des mines d’information et une aide précieuse à la navigation. Même si le GPS est aujourd’hui le premier instrument de navigation, la bonne vieille carte en papier reste incontournable pour sa fiabilité et sa disponibilité, car elle ne tombe jamais en panne !

Le « must » est de reporter, toutes les heures, la situation indiquée par le GPS sur la carte imprimée, pour s’assurer que tout concorde et être à jour si le GPS défaille.

6 Règle n° 6 : consultez les manuels

Parce qu’on n’a pas toujours tout en tête, il existe des mémos sur les essentiels de la navigation sous forme de livrets ou d’abaques, qui permettent de se rafraîchir régulièrement la mémoire. À conserver à bord, ils peuvent s’avérer très utiles dans certaines situations.

Parmi les best-sellers : le mémo de la signalisation maritime, le mémo des premiers secours à bord, le mémo des manœuvres de port, etc.

7 Règle n° 7 : sortez bien assuré(e)

En tant que passager ou si vous louez un bateau, vous êtes automatiquement couvert par l’assurance du bateau et votre assurance individuelle accident. Vous n’avez donc normalement pas de démarche particulière à faire. En tant que propriétaire d’un bateau, vous devez bien évidemment assurer celui-ci conformément à la législation.

Dès l’achat (et même un peu en amont) contactez votre assureur pour connaître vos obligations et les solutions adaptées à votre situation et vos activités nautiques. Une fois en mer, veillez bien à vous limiter à la zone de navigation couverte par votre contrat et au nombre de passagers maximum autorisés à bord.

8 Règle n° 8 : passez à l’ASN et à l’AIS

L’ASN (appel sélectif numérique) équipe les systèmes VHF neufs depuis quelques années. Il permet notamment l’émission d’appel de détresse en appuyant plus de cinq secondes sur le bouton rouge de la radio. Celle-ci génère alors une alerte indiquant le code d’identification du bateau, la zone où il se trouve et le type de problème rencontré. L’appel est reçu par le CROSS le plus proche et déclenche son intervention.

L’AIS (système d’identification automatique) est un système d’échange automatisé de messages entre navires qui fonctionne via la VHF numérique. Il permet de voir en permanence à l’écran la position des autres navires dans un rayon de 30 à 50 milles de votre bateau. Chaque embarcation est identifiée par un code unique permettant de connaître son identité, son statut, sa position et sa route. En cas d’envoi d’un message de détresse, tous les navires alentour sont alertés et peuvent intervenir plus rapidement. Comptez environ 300 euros chez un revendeur de matériel électronique pour vous équiper.

Sources :

* Ministère de la Transition écologique et solidaire, 2018.

** Macif, 2018.
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