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Les aides pour les mères isolées.
Enfants

Futures mamans solos, comment se faire aider ?

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L'essentiel de l'article

  • L’allocation de soutien familial (ASF) est versée aux parents solos ne percevant pas ou très peu d’aide financière de l’autre parent.
  • Les aides de la prestation d’accueil du jeune enfant (Paje) sont spécialement dédiées aux jeunes parents.
  • Le revenu de solidarité active (RSA) est majoré pour les mères (et les pères) solos.
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1 Si vous êtes très isolée : l'allocation de soutien familial (ASF)

Cette allocation vous est réservée si vous vous apprêtez à vivre seule avec votre enfant, sans aide (ou très peu) de la part de l’autre parent. Cette aide est versée dans trois cas :

  • si l’autre parent ne verse aucune aide financière parce qu’il n’est pas solvable ou parce qu’aucune pension n’a été fixée par le juge des affaires familiales (JAF) ;
  • si l’autre parent ne verse pas entièrement ou pas régulièrement la pension prévue par le JAF ;
  • si l’autre parent verse une pension inférieure à 115,64 euros par mois.

L’ASF est versé dès le premier mois de vie en solo et jusqu’aux 20 ans de l’enfant. Son montant est de 115,64 euros par mois. Si l’autre parent verse une pension inférieure à ce montant, l’ASF vient alors la compléter pour atteindre 115,64 eurps.

Dès la naissance de votre enfant, la demande d’ASF est à adresser à la Caisse d’allocations familiale (CAF) ou à la Mutualité sociale agricole (MSA) selon votre caisse d’affiliation.

Bon à savoir

En cas de défaut de paiement de la pension alimentaire prévue par le JAF, l’ASF est versée à titre d’avance. La CAF ou la MSA entament alors une procédure en votre nom pour récupérer les pensions impayées auprès de l’autre parent. En cas de veuvage, l’enfant héritera de son parent en lieu et place de la pension alimentaire.

2 Pour les petits : la prestation d'accueil du jeune enfant (PAJE)

La PAJE est en fait un groupement de plusieurs aides financières à destination des parents d’enfants de moins de 3 ans. Elles permettent de couvrir les dépenses liées à la naissance, comme l’achat de mobilier et d’équipement de puériculture, de participer au salaire des nounous, mais aussi, si vous choisissez de réduire votre activité professionnelle, de compenser les pertes de revenus. La plupart de ces prestations prennent en compte la situation de mère (ou père) isolé(e). Toutes ces aides sont à demander auprès de la CAF ou de la MSA.

Pour s’équiper : la prime à la naissance ou à l’adoption

L’arrivée de bébé, ce n’est pas rien ! L’achat des divers équipements comme le lit bébé, la poussette, les vêtements, ou le siège auto mettent votre budget à rude épreuve. Soumise à conditions de ressources, cette prime d’un montant de 944,51 euros vous est versée juste après la naissance de votre enfant. Une vraie bouffée d’oxygène pour le pouvoir d’achat !

Pour l’entretien et l’éducation : l’allocation de naissance ou d’adoption

Pour faire face plus sereinement aux premières années de votre bébé, cette allocation vient compléter les autres aides dès la naissance (ou l’arrivée de l’enfant adopté) et jusqu’à ses 3 ans. Également soumise à conditions de ressources, son montant varie de 92,31 euros à 184,62 euros en fonction de vos revenus.

Si vous réduisez votre activité professionnelle : la Prestation partagée d’éducation de l’enfant (PreParE)

Vous souhaitez passer à mi-temps pour l’arrivée de bébé ? La PrePare est là pour compenser en partie la perte de revenus liée à une réduction ou un arrêt de l’activité professionnelle pour une durée déterminée (2). La PreParE n’est pas soumise à conditions de revenus, mais vous devez avoir travaillé pour y avoir droit : il faut en effet avoir validé au moins huit trimestres de cotisations vieillesse au cours d’une période de deux à cinq ans selon le nombre de vos enfants. Son montant va de 148,21 à 397,20 euros par mois en fonction de la réduction du temps de travail choisi. Une majoration est prévue jusqu’à 649,26 euros par mois si vous avez trois enfants à charge ou plus et que vous avez totalement arrêté de travailler.

Pour faire garder bébé : le Complément de libre choix du mode de garde (CMG)

Vous ne pouvez pas ou ne souhaitez pas mettre votre futur enfant à la crèche municipale ? Vous pouvez demander la CMG pour couvrir jusqu’à 85 % des frais de garde. Cette aide s’applique si vous avez recours à une assistante maternelle, une garde à domicile ou à une microcrèche. Le montant de l’aide varie en fonction de vos revenus et de l’âge de l’enfant, de 88,68 à 468,82 euros par mois (pour une assistante maternelle ou une garde à domicile) et de 310,39 euros à 857,27 euros par mois en microcrèche.

3 Si vous êtes sans emploi : le revenu de solidarité active (RSA) parent isolé

En tant que maman solo, vous avez droit au RSA si vous remplissez les conditions prévues, et son montant est même majoré par rapport au RSA « socle » (le RSA de base des personnes sans activité). Cette majoration au titre de parent isolé est valable pendant 12 mois suivant la naissance de l’enfant (ou de la séparation du conjoint), mais peut être prolongée jusqu’aux 3 ans de votre plus jeune enfant. Vous pouvez faire une simulation directement en ligne pour tester votre éligibilité et estimer son montant. À titre indicatif, les montants forfaitaires pour un parent solo (qui servent de base au calcul de votre RSA) s’échelonnent de 958,37 euros pour un enfant, 1 197,97 euros pour deux enfants, puis 239,59 euros par enfant supplémentaire.

Le saviez-vous ?

Parents solos et compagnie, le bon réseau !

Soutenue par la Fondation d’entreprise du groupe Macif, l’association Parents solos et compagnie est un réseau national d’aide et de soutien aux mères et aux pères isolés. Ses missions : rompre l’isolement et apporter une aide quotidienne aux familles, mais aussi participer au financement de projets d’entraide organisés par et pour les parents solos. En proposant des études sur la monoparentalité, l’association contribue aussi à faire changer le regard de la société sur ces familles.

Sources :

(1)Insee, 2019.
(2) Jusqu’au 1er anniversaire de votre enfant (si vous n’en avez qu’un) ou jusqu’au 3e anniversaire du plus jeune de vos enfants.
(3)Insee Références, édition 2018 - Fiches - Revenus.
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