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Le chiot est remis à la famille d'accueil à 2 mois et la quittera autour de son premier anniversaire.
Handicap

Futur chien guide d’aveugle recherche famille d’accueil

1 min

à propos du contributeur

Françoise et Denis

Familles d’accueil pour chiens guides

l'essentiel de l'article

  • Assurez-vous d’être suffisamment disponible pour accueillir le chiot.
  • Préparez-vous à l’emmener partout, même au travail !
  • Nourriture, soins, matériel… Tous les frais sont pris en charge.
  • Au bout d’un an environ, vous devrez le rendre.
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1 Un rôle accessible à tous

Vous avez sûrement déjà croisé dans la rue ces chiens guides avec leur maître. Mais savez-vous comment s’est formé ce joli binôme qui permet aux personnes déficientes visuelles de gagner en autonomie ? Tout commence par les familles d’accueil. Un rôle accessible à tous, que vous soyez célibataire, retraité(e) ou que vous ayez des enfants… Pas de souci non plus si vous avez déjà un ou plusieurs animaux de compagnie (chien, chat ou autre !). Au contraire, le chiot apprendra à interagir avec eux ! Avant de vous lancer dans l’aventure, soyez sûr(e) d’être à 100 % disponible ! Intéressé(e) ? Alors prenez contact avec une école de chiens guides à proximité de chez vous et remplissez votre dossier de candidature.

2 Un éducateur à l'écoute

Après avoir observé votre environnement, un éducateur vous remettra (si tout lui semble favorable) un cahier des charges et un adorable chiot tout juste âgé de 2 mois ! Mais attention : vous devrez rendre le jeune chien autour de son premier anniversaire pour qu’il soit ensuite formé en école à son futur métier.

Votre mission ? L’aider à vivre un maximum de situations pour le socialiser. Vous lui apprenez aussi à respecter des consignes : ne pas monter sur le canapé, ni quémander à table, être assis avant d’avoir à manger… Vous êtes accompagné tout au long de votre mission par l’éducateur que vous pouvez appeler en cas de problème. Chaque mois, vous avez un à deux cours collectifs à l’école et une rencontre individuelle avec l’éducateur dans un lieu public, à votre travail ou à l’école. Vous devrez aussi l’emmener en vacances pour l’habituer à vivre des situations qui sortent du quotidien.

Côté budget, les visites chez le vétérinaire, les soins, la nourriture, le panier, les jouets… tout est pris en charge par l’école. Bien sûr, vous pouvez toujours lui offrir une friandise, une balle ou autre si vous le voulez !

Bon à savoir

La FFAC ne perçoit aucune aide publique. Elle existe grâce aux dons. Ceux-ci sont déductibles à 66 % de vos impôts. Ils permettent de subventionner les écoles de chiens guides, la formation des éducateurs, le fonctionnement du centre d’élevage spécialisé et de faire connaître ces services à tous.

Le saviez-vous ?

La Macif propose une assurance santé pour les chiens guides d’aveugle. Renseignez-vous !

4 Une expérience unique

Mais à la maison, c’est un chien de compagnie qui adore jouer et être caressé. Attendez-vous tout de même à quelques pipis sur le tapis du salon et barreaux de chaises mordus au passage…

En tant que futur chien guide d’aveugle, avec son petit gilet, il a le droit de vous accompagner partout. Et les passants risquent fort de vous poser des questions. Succès garanti ! Françoise y voit là une manière de sensibiliser à l’importance de ce rôle méconnu.

« C’est prenant et il faut bien réfléchir avant de s’engager. Tout prend davantage de temps. Mais c’est pour la bonne cause et c’est une super expérience de vie, de partage. Ça vaut le coup de tenter ! », confie-t-elle.

Au bout d’un an, le chiot part en école pendant 6 à 8 mois. Les week-ends, il est alors gardé par une autre famille d’accueil. Ça évite de trop s’attacher et facilite la remise à son futur maître. Il passe ensuite son examen pour devenir chien guide d’aveugle. S’il est réformé, il peut, selon les cas, devenir chien policier, chien d’assistance pour les enfants avec des troubles autistiques ou les personnes en fauteuil roulant, par exemple, ou être proposé à l’adoption, y compris par sa famille d’accueil.

« Ça fait un vide quand on doit le laisser mais on a des nouvelles. On sait qu’il travaille bien et qu’il est heureux », conclut Françoise.

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