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L’ESS : un secteur porteur pour l’emploi.
Solidarité

L’ESS : sociale, solidaire et pleine d’avenir !

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L'essentiel de l'article

  • L’ESS ou économie sociale et solidaire regroupe des organisations poursuivant une mission d’utilité sociale.
  • L’ESS est un secteur très dynamique en France, qui crée de nombreux emplois.
  • L’ESS est encadrée par la loi du 31 juillet 2014 dont l’un des objectifs est la sauvegarde de l’emploi.
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1 Qu’est-ce que l’ESS ?

Définition de l’économie sociale et solidaire

L’ESS, ou économie sociale et solidaire, est un secteur économique émergent en France qui réunit les organisations poursuivant une mission d’utilité sociale comme les associations, les mutuelles, les fondations, les coopératives, mais aussi de nouvelles formes d’entreprenariat. Basées sur l’idée de progrès partagé et de solidarité, elles permettent d’apporter des réponses concrètes et innovantes sur l’exclusion sociale, le réchauffement climatique, la préservation de l’environnement, le maintien de l’emploi, etc.

L’ESS reconnaît 5 formes juridiques

  • Les associations.
  • Les mutuelles.
  • Les fondations.
  • Les entreprises commerciales d’utilité sociale.
  • Les coopératives : les SCOP (Sociétés coopératives et participatives) et les SCIC (Sociétés coopératives d’intérêt collectif).

2 Le poids de l’ESS en France

Preuve de son intérêt et de sa pertinence, l’économie sociale et solidaire est un secteur florissant en France, ce qui est loin d’être le cas pour les secteurs plus traditionnels. Parce qu’elles redonnent du sens à leur mission et du pouvoir de décision aux parties prenantes, et qu’elles s’inscrivent dans une logique de développement durable, les entreprises et organisations de l’ESS séduisent en effet un nombre croissant d’investisseurs, de clients et de jeunes talents. C’est un secteur qui connaît une croissance régulière, ce qui est loin d’être la norme dans l’économie française (2) !

Infographie économie sociale et solidaire 1

 

3 L’ESS, créatrice d’emplois inclusifs et variés

Les métiers et les profils de l’ESS

Cette croissance globale du secteur tire tout naturellement l’emploi vers le haut. L’ESS regroupe toutes sortes de métiers. Par exemple, l’ESS représente (4) :

  • 60 % des emplois du secteur de l’action sociale* ;
  • 11 % des emplois de la santé ;
  • 57 % des emplois appartenant au domaine des sports et loisirs ;
  • 30 % des emplois provenant d’activités mutualistes ou financières ;
  • 26 % des emplois liés aux arts et spectacles.

Tous les profils sont concernés, avec un accent mis sur l’accueil des personnes éloignées de l’emploi (chômeurs en fin de droits, personnes sans qualification ou en situation de handicap, etc.) qui représentent 65 000 salariés au sein de 1 200 entreprises d’insertion liées à l’ESS (5). 64 % des emplois sont des CDI à temps complet (4) et 7 % sont des contrats aidés (4). Au total, plus de 2,4 millions de personnes travaillent aujourd’hui dans le secteur, soit 10 % de l’emploi en France (4) !

* L’aide sociale concerne l’aide à l’insertion, aide aux personnes âgées et handicapées, aide sociale à l’enfance, etc.

Infographie économie sociale et solidaire 2


L’emploi au cœur de la loi ESS

Les effets bénéfiques de l’ESS sur l’emploi sont également liés aux dispositions de la loi du 31 juillet 2014. Parmi ses objectifs, la « loi ESS » vise en particulier à redonner du pouvoir d’agir aux salariés et à créer « un choc coopératif » en développant les SCOP, qui permettent la reprise et la pérennisation d’une entreprise suite à sa cession par les dirigeants aux salariés. La loi prévoit ainsi que pour tout projet de cession d’une PME, les salariés en soient informés en priorité pour leur laisser la possibilité de faire une offre de rachat et de se structurer en SCOP pour préserver l’activité et l’emploi. C’est donc une économie inclusive, qui redonne du sens au travail en mettant la mission et le bien-être des collaborateurs – plutôt que le profit – au cœur de toute prise de décision.

Une loi pour encadrer l’ESS

La loi du 31 juillet 2014 encadre désormais l’ESS : elle donne une définition claire de ses principes et institutionnalise le soutien de son développement. Pour être agréées entreprises de l’ESS et bénéficier des avantages du statut, notamment en termes de financements publics et privés, les organisations doivent donc répondre à certains critères précis :

  • poursuivre un but social autre que le seul partage des bénéfices, par exemple, participer au maintien de l’emploi dans une zone frappée par le chômage ou inclure les populations éloignées de l’emploi ;
  • encadrer la lucrativité et l’utilisation des bénéfices : ils doivent être principalement réinvestis dans le développement de la structure ;
  • mettre en place une gouvernance démocratique et participative qui implique les salariés, sociétaires, bénévoles ou adhérents, mais aussi les autres parties prenantes des entreprises comme les clients et les fournisseurs.

Sources :
(1) Ministère de l’Économie, des Finances, de l’Action et des Comptes publics, « Les chiffres-clés de l’ESS », 2016.
(2)Insee, 2018.
(3) Ministère de la Transition écologique et solidaire, « Projet de loi finances 2019 : 25 % d’augmentation pour le budget de l’économie sociale et solidaire », 2018.
(4)Chambre française de l’Économie Sociale et Solidaire, 2017.
(5)Fédération des entreprises d’insertion, 2017.
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