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Etudiants Erasmus
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Erasmus : nos conseils pour étudier à l’étranger

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L'essentiel de l'article

  • Commencez vos démarches au moins un an à l’avance.
  • Choisissez avec soin votre université de destination et votre cursus.
  • Respectez scrupuleusement les dates de candidature et n’omettez aucun justificatif.
  • Soignez votre lettre de motivation.
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1 J – 1 an : top départ

Les démarches administratives prennent du temps et vous ne voulez surtout pas être pris de court : comptez environ un an entre le moment où vous collecterez les premiers renseignements et votre départ. Autrement dit, si vous voulez démarrer en septembre dans une université britannique, commencez vos démarches à la rentrée précédente.

Ce planning est indicatif, renseignez-vous auprès de votre école ou université ou organisme participant pour connaître les dates butoirs :

  • octobre : renseignements sur les différentes universités partenaires et les cursus possibles ;
  • décembre : inscription en ligne ;
  • février/mars/avril : réception des réponses ;
  • mai/juin/juillet/août : bouclage des démarches administratives, prises de contact sur place, recherche d’un logement, préparatifs du départ.

2 Choisissez une université et un cursus

L’établissement d’enseignement dans lequel vous êtes inscrit(e) a noué des partenariats Erasmus + avec d’autres académies européennes. Renseignez-vous sur les départements concernés et sur le contenu des cursus : sur le site Internet des universités ciblées, auprès des professeurs de votre formation d’origine, mais aussi auprès d’anciens élèves Erasmus. Ils pourront vous aider à décrypter les intitulés parfois obscurs ou un peu trop prometteurs ! Vous pourrez généralement formuler jusqu’à trois vœux pour maximiser vos chances de réussite.

Vous avez choisi votre future fac et vos modules ? Vous êtes prêt à remplir votre dossier !

3 Remplissez votre dossier Erasmus

Les candidatures au programme de mobilité Erasmus + se font généralement en ligne. Au début de la procédure, un identifiant et un mot de passe vous seront attribués pour poursuivre votre inscription et suivre votre demande.

La lettre de motivation

Pièce centrale de votre dossier, la lettre de motivation doit être rédigée avec le plus grand soin. Elle présente de façon synthétique votre parcours, et les raisons pour lesquelles vous choisissez une mobilité dans l’établissement et le cursus visés. Vous n’aurez à rédiger qu’une seule lettre, même si vous avez formulé plusieurs vœux : plus vos choix seront cohérents entre eux, plus il sera facile d’exposer vos motivations de façon cohérente. Pour savoir si vous devez rédiger la lettre en français ou dans une autre langue, renseignez-vous auprès du coordinateur Erasmus de votre université.

La lettre devra être dactylographiée et mise en page selon les normes de présentation en vigueur (format A4, zones d’en-tête, marges, etc.). Évidemment, les fautes sont à bannir : faites-vous relire pour être sûr de ne rien laisser passer !

Do you speak hongrois ?

Pour compléter votre dossier, vous devrez faire attester votre niveau de langue (celle dans laquelle les enseignements seront faits). Cette attestation est délivrée par votre professeur de langue de l’université d’origine, et n’est pas nécessaire pour les étudiants spécialisés en langues. En revanche, si vous n’avez pas de cours de langue, renseignez-vous auprès du coordinateur du programme Erasmus + de votre université pour savoir comment procéder.

Attention : certains cursus nécessitent de passer le TOEFL (Test Of English as a Foreign Language), le TOEIC (Test of English for International Communication) ou l’IELTS (International English Language Testing System). Il faudra alors vous inscrire – généralement via votre université – pour passer le test, puis joindre votre résultat au dossier Erasmus. Là aussi, anticipez : il peut s’écouler plusieurs semaines entre les sessions, assurez-vous de pouvoir tenir votre planning !

Autres justificatifs

D’autres justificatifs seront demandés pour finaliser votre inscription (photos d’identité, photocopie de carte d’identité et carte d’étudiant, etc.). Si la plupart peuvent être fournis en ligne, d’autres doivent parfois être envoyés par voie postale. Pointez-les scrupuleusement pour vous assurer de ne rien oublier, et respectez bien les formats et dates limites d’envoi.

4 Demandez des bourses

Les étudiants du programme Erasmus + peuvent bénéficier d’une allocation spécifique dont le montant dépend du pays de destination (et qui prend en compte le coût de la vie sur place) :

  • 270 euros/mois pour le Danemark, la Finlande, l’Irlande, l’Islande, le Liechtenstein, le Luxembourg, la Norvège, le Royaume-Uni, la Suède ;
  • 220 euros/mois pour l’Allemagne, l’Autriche, la Belgique, Chypre, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, Malte, les Pays-Bas, le Portugal ;
  • 170 euros/mois pour la Bulgarie, la Croatie, l’Estonie, la Hongrie, la Lettonie, la Lituanie, la République de Macédoine, la Pologne, la Roumanie, la République tchèque, la Slovaquie, la Slovénie, la Turquie.

L’obtention de cette bourse nécessite de compléter un dossier à envoyer dans des délais très précis. Respectez-les pour ne pas passer à côté ! D’autres bourses existent, attribuées notamment par l’établissement d’origine ou la Région. Renseignez-vous auprès de votre université. Renseignez-vous également auprès de votre mairie ou du conseil régional, car ceux-ci peuvent également accorder des aides financières.

5 Bouclez votre budget

Quels que soient le montant et la durée des bourses que vous toucherez, il est possible (et même probable) que cela ne suffise pas à vous financer complètement sur place. C’est donc une bonne idée, si possible, de mettre un peu d’argent de côté avant de partir. Ne serait-ce que le temps de toucher les premières bourses et d’ouvrir un compte en banque.

Votre budget total dépendra de nombreux critères, notamment : le coût de la vie sur place, vos conditions de logement (en cité U, chez l’habitant, en colocation…), la possibilité que vous aurez – ou pas – de travailler en parallèle de vos études, etc. Évaluez-le le plus précisément possible pour éviter les mauvaises surprises à l’arrivée ou en cours d’année.

6 Demandez la carte européenne d'assurance maladie

Si vous partez faire vos études en Europe dans un État de l’Union européenne/Espace économique européen ou en Suisse, avant votre départ, procurez-vous la carte européenne d’assurance maladie. Elle va vous permettre d’attester vos droits à l’assurance maladie et de bénéficier d’une prise en charge sur place de vos soins médicaux, selon la législation et les formalités en vigueur dans le pays de séjour.

Si vous partez faire vos études dans un pays non européen, votre protection sociale varie en fonction de votre pays d’accueil. Il est vivement conseillé de se renseigner en contactant votre assurance maladie ou votre mutuelle pour connaître en détail les conditions de prise en charge. En cas de doute, souscrivez un nouveau contrat adapté à votre situation pour partir l’esprit tranquille. Si vous partez plus d’un an, vous devrez vous inscrire au régime de santé du pays de destination.

Pour une couverture santé maximale, vous pouvez aussi souscrire une assurance voyage avant de partir. Elle couvre les soins de santé privés (non pris en charge par le système de santé du pays où vous résiderez), le vol de retour dans le pays d’origine en cas de pépin, ainsi que la perte ou le vol de biens.

Consultez l’article : Étudier en Europe : la check-list assurance pour tout savoir !

7 Cherchez un logement

Votre dossier est accepté, félicitations ! Si vous n’avez aucun point de chute sur place ni de solution en logement étudiant, il peut être utile de chercher en amont. Pour ça, commencez à tâter le terrain en consultant les sites de petites annonces et/ou d’agences immobilières en ligne. Là encore, demandez conseil à votre université et aux étudiants Erasmus de votre fac de destination : ils ont sûrement des bons plans à vous indiquer et pointeront les arnaques à éviter. Pour le reste, rien de très différent par rapport à la France : vous devrez arbitrer en fonction de votre budget, la distance par rapport au campus versus les bars du centre-ville, le calme chez l’habitant ou l’effervescence d’une colocation… Rendez-vous sur place une semaine avant la rentrée pour boucler l’affaire, avec quelques nuits en auberge de jeunesse pour faire la jointure.

8 Prenez contact dans le pays de votre choix

N’attendez pas d’arriver dans votre nouveau pays pour rencontrer des nationaux et vous familiariser avec la langue et la culture du pays. Il y a certainement dans votre école des étudiants en mobilité Erasmus issus de l’université que vous visez : prenez contact avec eux via des clubs d’étudiants, soirées, ateliers, groupes Facebook... Utilisez les réseaux sociaux au maximum : suivez votre future fac sur Twitter, Facebook et Instagram, abonnez-vous aux pages de la ville où vous partez, aux journaux locaux, aux lieux culturels, etc. Bref, imprégnez-vous ! Vous pouvez aussi anticiper en prenant des cours de langue avant de partir, même si vous serez généralement invités à en suivre à l’université en arrivant.

9 Voyagez léger

Dernier conseil : ne vous surchargez pas en partant ! Laissez-vous l’opportunité de vous faire aider sur place, de solliciter les autres étudiants, de débusquer les bons plans, de découvrir les mille et une ressources de votre nouveau lieu de vie. Après un an de préparatifs soigneux, il faut savoir faire place à une dose d’improvisation !

Mini-quiz

Parmi ces pays d’Europe hors Union européenne, lequel ne fait pas partie du programme Erasmus + ?

a)    La Suisse
b)    La Serbie
c)    La Croatie
d)    La Norvège

Mini-quiz : réponse b)
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