Les allergies sont aggravées par la pollution

Rhinites, crises d’asthme, conjonctivites… Durant les pics de pollution, les personnes allergiques aux pollens doivent être particulièrement vigilantes pour limiter au maximum ces symptômes. Mis à jour le 29/03/2021

Temps de lecture : 2 min

1 Les pollens se développent avec la pollution

Le cocktail pollen-pollution, lors des pics de pollution, aggrave les symptômes d’allergie aux pollens. La pollution atmosphérique accroît les effets des pollens :

  • elle rend les pollens plus allergènes ;
  • la sensibilité des individus aux pollens est accrue lors des épisodes de pollution ;
  • elle peut contribuer à l'accroissement de la période de pollinisation.

Par ailleurs, la pollution stresse les plantes, lesquelles, de fait, se mettent à produire davantage de pollens.

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2 Des conditions réunies en été

En été, les pics de pollution sont fréquents. Le trafic routier bat son plein avec des chassés-croisés tous les week-ends et l’agriculture émet de nombreux solvants industriels. Et ces pics de pollution sont dopés par les épisodes caniculaires.

De plus, printemps et été sont les saisons fortes de la pollinisation des plantes.

3 Quels pollens favorisent l’allergie ?

Toute personne, quel que soit son âge, peut être touchée, à condition d’avoir été exposée longtemps à ce pollen. Quelques grains suffisent pour déclencher une réaction allergique sévère.

Les pollens de cupressacées

Genévriers, cyprès, séquoias ou thuyas sont les plantes qui émettent ce type de pollens. Le pic de pollinisation a lieu en février et dure généralement jusqu’à la mi-avril.

En mars-avril, soyez particulièrement vigilants avec les platanes, les bouleaux, les saules et les hêtres.

À fin mars 2021, les risques d'épisodes allergiques sont faibles, mais ils peuvent rapidement augmenter à partir de la première semaine d'avril.*

Les pollens de graminées

Il existe deux types de graminées :

  • les graminées fourragères : dactyle, phléole, ivraie, pâturin, fétuque, chiendent.
  • les graminées céréalières : blé, orge, mais, avoine, seigle.

L’allergie aux graminées, aussi appelée rhume des foins, connaît généralement son apogée aux mois de mai et juin. Mais les graminées pollinisent plus tardivement en montagne, après la fonte des neiges. Une personne allergique aux pollens de graminées sera donc gênée à Paris en mai et en juin et souffrira à nouveau de symptômes d’allergies si elle part en vacances à la montagne aux mois de juillet et août.

Éternuements à répétition, rhinite obstructive (nez bouché), démangeaison du nez et du pharynx, conjonctivite, maux de tête et crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens de graminées.

Les pollens d’ambroisie

En été les pollens de graminées, laisse peu à peu la place aux pollens d’ambroisie. Alors que dans la mythologie, cette plante servait de nourriture aux dieux de l’Olympe et les rendait immortels, sur Terre, elle rend surtout allergique.

Présente à l’origine dans la vallée du Rhône, la Nièvre et le Dauphiné, cette plante qui pousse dans les terrains vagues gagne du terrain. Une progression qui serait amplifiée par le réchauffement climatique. L’ambroisie pollinise le matin, entre 7 h et 11 h. Il est donc recommandé d’éviter de sortir, d’aérer son logement ou d’étendre son linge à l’extérieur à ces heures-là.

Rhinite, conjonctivite, trachéite, toux, urticaire, eczéma, mais aussi crises d’asthme sont les symptômes de l’allergie aux pollens d’ambroisie.

1 Pour en savoir plus

Pour connaître le risque en temps réel, consultez la carte de vigilance des risques allergiques liés aux pollens sur le site du Réseau national de surveillance aérobiologique (RNSA) ou téléchargez l’application mobile Alertes Pollens.

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