Quelles aides financières pour un enfant en situation de handicap ?

Pour faire face aux dépenses engendrées par le handicap de votre enfant (équipement ou présence d’une personne à temps plein), vous pouvez demander à bénéficier d’aides financières auprès de la MDPH de votre département.

Temps de lecture : 1 min

1 L'allocation d'éducation de l'enfant handicapé (AEEH)

Pour vous aider, vous et votre enfant, dans votre vie quotidienne, vous pouvez demander l’allocation d’éducation pour l’enfant handicapé (AEEH). Cette prestation familiale est destinée à compenser les frais d’éducation et de soins apportés à un enfant handicapé ou gravement malade. Elle tient compte par exemple de la capacité de votre enfant à se laver seul ou du besoin d’un accompagnement pour réaliser tous les gestes de la vie quotidienne.

Vous devez en faire la demande auprès de la Maison départementale des personnes handicapées (MDHP), qui la transmet à la Commission des droits et de l’autonomie des personnes handicapées (CDAPH). Pensez à joindre un certificat médical justifiant de l’état de santé de votre enfant établi par un médecin, une photocopie de la carte d’identité ou du titre de séjour de l’enfant (ainsi que des parents), une lettre décrivant les problèmes ou les dépenses engendrées par le handicap de votre enfant. Par exemple, si votre enfant âgé de 8 ans a besoin de porter des couches, vous pouvez ajouter une facture à votre dossier. Ces frais seront pris en compte dans votre demande.

Votre enfant souffre d’un handicap ?

Les offres* Garantie Autonomie et Dépendance et Garantie Santé de la Macif prévoient un dispositif pour les aidants.

Bon à savoir

Si dans les quatre mois, à compter de la date de dépôt de votre dossier, vous n’avez pas obtenu de réponse de la CDAPH, cela signifie que votre demande est rejetée ou que votre enfant est reconnu comme en situation de handicap, mais avec un taux d’incapacité inférieur à 50 %, ce qui n’ouvre pas droit aux allocations.

Si votre demande est accordée, l’AEEH vous sera versée par la CAF (Caisse d’allocations familiales). Cette aide est attribuée sans conditions de ressources de la famille et n’est pas imposable. Elle peut être versée pour une durée de deux à cinq ans. Son montant varie en fonction du taux d’incapacité de votre enfant. Le montant de base, au 1er avril 2019, est de 131,81 euros par mois (1).

Elle concerne les enfants âgés de moins de 20 ans, résidant en France, qui ont un taux d’incapacité d’au moins 80 %. Si le taux d’incapacité se situe entre 50 % et 79 %, l’enfant a obligation de fréquenter un établissement d’enseignement adapté. La Maison départementale des personnes handicapées vous fournira une liste des établissements sanitaires et sociaux. Vous pouvez également consulter la base de données du ministère de la Santé (2).

L’AEEH peut ensuite être complétée par deux aides : le complément de l’AEEH ou la prestation de compensation du handicap (PCH). Si vous hésitez entre les deux compléments, la CDAPH peut accompagner les parents à réaliser une comparaison chiffrée des différentes aides proposées par les deux dispositifs pour faire le choix le plus approprié à la situation de l’enfant.

AEEH

 

2 Le complément de l'AEEH

Si vous percevez l’AEEH, la CDAPH peut vous proposer de compléter cette aide avec le complément de l’AEEH qui prend en compte vos frais supplémentaires en raison du handicap de votre enfant.

Vous avez dû arrêter ou diminuer votre activité professionnelle ou vous vous êtes vu obligé d’embaucher une tierce personne pour vous occuper de votre enfant ? Le complément de l’AEEH, gradué en six catégories, prendra en compte les dépenses mensuelles liées au coût du handicap de votre enfant.

Le montant du complément de l’AEEH dépend de la catégorie dans laquelle le handicap de votre enfant a été classé par la CDAPH. Il s’élève à 231 euros en catégorie 1 et jusqu’à 1 254 euros en catégorie 6 (3).

Complément de l'AEEH

 

3 La prestation de compensation du handicap (PCH)

Si votre enfant a moins de 20 ans, est en situation de handicap ou gravement malade, s’il est en difficulté absolue de se déplacer seul, de réaliser les gestes du quotidien sans assistance comme s’habiller, se laver ou manger, voire encore de communiquer avec son entourage, vous pouvez bénéficier de la prestation de compensation du handicap (PCH). Vous devez en faire la demande auprès de la MDPH de votre département (4).

La PCH comprend six formes d’aides :

  • humaine : recours à une tierce personne jusqu’à 13,78 euros l’heure ;
  • technique : achat ou location d’un matériel limitant le handicap jusqu’à 3 960 euros pour une période de trois ans ;
  • aménagement du logement : travaux ou déménagement ;
  • de transport : jusqu’à 1 500 euros de frais d’aménagement d’un véhicule et surcoûts liés aux trajets ;
  • aide spécifique ou exceptionnelle : réparation d’un lit médicalisé ou d’un fauteuil roulant ;
  • animalière : frais d’éducation d’un chien participant à l’autonomie de la personne handicapée par exemple.

Un de vos proches consacre du temps à votre enfant en tant qu’aidant familial ? Sachez que la PCH est aussi un moyen de le dédommager en percevant jusqu’à 5,81 euros de l’heure.

PCH

 

Votre enfant souffre d’un handicap ?

Le site aveclesaidants de la Macif vous éclaire pour vos démarches au quotidien.

Majoration pour parent isolé

En tant que parent isolé vous pouvez bénéficier d’une aide complémentaire de 50 à 200 euros (selon le degré de handicap de votre enfant), si vous assumez seul la charge de votre enfant(2).

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L'Essentiel de l'article
  • L’allocation d’éducation de l’enfant handicapé (AEEH) compense les frais d’éducation et de soins.
  • Cette aide peut être complétée soit par le complément AEEH, soit par la prestation de compensation du handicap (PCH).

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