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Une femme accompagne son marie en fauteuil roulant lors d'une sortie
Solidarité

Aidant et salarié : comment concilier vie pro et vie d'aidant ?

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L'Essentiel de l'article

  • Les salariés aidants n’ont pas toujours conscience de se mettre en danger.
  • Le travail est essentiel à l’équilibre personnel des aidants.
  • Accepter de souffler est vital, pour soi et pour les proches.
  • Réinventer le parcours du salarié-aidant au sein des entreprises peut être une solution.
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Endosser le rôle d’aidant, c’est à la fois assumer les tâches du quotidien, mais aussi être le principal soutien moral et affectif du proche aidé. Une mission aussi importante que difficile, comme en témoigne Julie, qui a mené de front sa vie familiale et professionnelle avec son rôle d’aidant auprès de Laurent, son mari décédé en décembre dernier des suites d’une maladie. Elle partage son expérience.

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Il faut éviter de se mettre en danger parce que si on craque, on entraîne tout le reste avec soi.

Julie, aidante

2 Une spirale sacrificielle

Pour prendre soin de son mari, subvenir aux besoins financiers de la famille et gérer le quotidien, Julie adopte une organisation quasi-militaire. « Il n’y avait plus de place pour l’improvisation. Je devais mettre en place la coordination du parcours de soins (kinésithérapeute, infirmière, chimiothérapie, IRM, etc.) et le suivi médical très lourd, tout en continuant à travailler et m’occuper de la maison et des enfants », explique-t-elle.

Jusqu’à s’en s’oublier… « Le piège, c’est de considérer que le rôle d’aidant est naturel. Alors qu’il faut être conscient de la responsabilité, de la charge mentale et de l’incidence physique que cela implique. On repousse nos limites tout en ayant conscience que l’on se met en danger et que si on craque, on entraîne tout le monde avec soi : son aidé, ses enfants, son entourage… »

Un décalage s’est vite installé entre mes priorités du quotidien et mon travail, et j’ai su que je n’allais pas être en capacité de fournir ce qu’on me demandait.

Julie, aidante

3 Une carrière qui en pâtit

Une situation difficilement tenable qui a inévitablement des répercussions sur l’activité professionnelle de Julie. « J’étais dans un environnement qui exigeait une grande productivité. Faute de soutien, un décalage s’est installé entre mes priorités du quotidien et mon travail. Et plus la dépendance de mon mari augmentait, plus je comprenais que je ne pouvais plus fournir ce qu’on attendait de moi au travail », avoue-t-elle.

Julie quitte alors son entreprise pour se mettre à son compte, espérant gagner en souplesse. Mais très vite, la réalité la rattrape. « Laurent était à plus de 90 % d’invalidité. La charge mentale devenait trop lourde à porter et je n’arrivais plus du tout à travailler seule ».

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5 Des salariés aidants et des employeurs co-responsables

L’entreprise a sa part de responsabilité dans l’équilibre professionnel et personnel de l’aidant salarié. « Nous pouvons tous devenir un aidant ou un aidé jour et que nous sommes, assure Julie. Charge à l’entreprise d’instaurer un climat de confiance pour libérer la parole des aidants, adopter une politique RH pour les identifier au plus tôt ou créer un parcours professionnel spécifique... pour que ni la vie d’aidant ni l’activité salariale ne soient plus sacrifiées ».

 

Comment concilier vie pro et vie d'aidant ?

 

Sources :
(1) Ipsos-Macif, 2020
(2) Association Française des aidants, Fiche pratique "Concilier vie d'aidant et vie professionnelle"
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