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Habitat

Acariens : 3 façons de limiter leur présence

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L'essentiel de l'article

  • Limitez de préférence l’utilisation du chauffage à 20 °C environ et aérez chaque jour votre intérieur pour faire circuler l’air et ainsi limiter la prolifération des acariens.
  • Un gramme de poussière peut contenir jusqu’à 2 000 acariens, d’où l’importance d’épousseter régulièrement ses meubles. (1)
  • Un passage en machine à 60 °C permet d’éliminer les acariens présents sur les textiles lavables.
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1 Les acariens, ces allergènes microscopiques

La moindre particule de poussière provoque chez vous des éternuements à répétition ? Vos yeux pleurent dès lors que vous secouez un plaid ? Vous êtes peut-être allergique aux acariens. Ces animaux microscopiques de la classe des arthropodes se plaisent tout particulièrement dans les environnements chauds et douillets que sont les tapis, les fauteuils, les coussins ou encore la literie. Et si leur présence, tout au long de l’année, n’a aucune incidence sur le quotidien de la majorité des individus, elle constitue une véritable gêne pour d’autres. En première ligne, les personnes allergiques.

Ainsi, selon une enquête réalisée à l’automne 2017 (2) :

« Les symptômes les plus handicapants (de cette allergie) sont liés aux affections nasales. Les éternuements (71 % des adultes fortement ou moyennement handicapés) et les écoulements nasaux (65 %) arrivent en tête des désagréments les plus cités, suivis par les démangeaisons (61 %) et les yeux gonflés ou rouges (51 %) ».

Mais outre ces symptômes, que beaucoup confondent d’ailleurs avec ceux d’un banal rhume (démangeaisons mises à part), les acariens peuvent également entraîner l’apparition de maladies respiratoires sévères, parmi lesquelles la rhinoconjonctivite, l’asthme ainsi que de l’eczéma.

À noter que le pouvoir allergisant des acariens est dû à certaines protéines présentes dans leurs déjections d’une part et aux poussières que produisent leurs cadavres, d’autre part. Bref, loin d’être anodine, la présence de ces indésirables, si elle ne peut être éliminée totalement, doit donc être limitée au maximum.

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3 Contre les acariens : aérer son logement

Déjà présents par millions tout au long de l’année dans notre environnement, les acariens prolifèrent davantage pendant les mois de mars/avril et octobre/novembre. En cause : l’humidité ambiante, l’utilisation du chauffage et notre tendance à aérer moins régulièrement nos intérieurs pour se préserver du froid. Autant de facteurs qui créent des conditions de reproduction favorables puisque les acariens apprécient particulièrement les atmosphères chaudes et humides. Il est donc très important d’ouvrir quotidiennement les fenêtres de son logement, matin et soir de préférence, pendant quinze minutes au minimum. Ce petit geste doit devenir une habitude en toute saison afin de favoriser la circulation de l’air et d’éviter l’humidité. Par ailleurs, il est recommandé de limiter la température intérieure à 20 °C.

Des astuces naturelles peuvent vous aider à combattre ces petits indésirables. Parmi celles-ci, une solution composée d’eau (1,5 litre), additionnée de deux jus de citron et de deux cuillères à café d’huile essentielle d’eucalyptus, de lavande ou de menthe. Vaporisez cette solution partout dans votre logement et laissez sécher. À éviter si vous ou vos enfants êtes allergiques aux huiles essentielles, bien sûr. Par ailleurs, le bicarbonate de soude aurait également le pouvoir de repousser les acariens. À saupoudrer sur votre literie et/ou vos tapis, durant deux heures, avant de passer l’aspirateur. Pensez à éloigner les enfants et les animaux quand vous effectuez cette opération pour laisser le produit agir tranquillement.

4 Laver très régulièrement son linge de maison

Plaids, couettes, draps, oreillers, coussins, peluches… Ces textiles constituent, eux aussi, un habitat de choix pour les acariens. Et pour cause, ils y trouvent l’un de leur repas de prédilection : les squames cutanées. Heureusement, ces indésirables ne résistent pas à une température excédant 55 °C. Un passage en machine à 60 °C tous les quatre mois (ce qui correspond au cycle de reproduction des acariens) aura donc vite fait de les éliminer.

S’agissant des draps, l’idéal est de renouveler l’opération une fois par semaine, non seulement pour se débarrasser des acariens, mais aussi pour une question d’hygiène. Et si vos finances vous le permettent, investir dans des housses de matelas et d’oreiller antiacariens peut être une bonne solution préventive. Quant au canapé du salon, préférez-le en cuir. Et s’il est en tissu, mieux vaut opter pour un modèle dont on peut enlever la housse et la laver tous les trimestres.

Si vous faites partie des adeptes de la moquette, passez l’aspirateur aussi régulièrement que possible. Vous pouvez aussi opter pour une solution plus radicale : vous en débarrasser et opter pour du carrelage ou du parquet.

3 choses à savoir sur la désensibilisation

  • 1

    La désensibilisation (ou immunothérapie) est une méthode thérapeutique destinée à diminuer la sensibilité allergique d’un sujet. Elle consiste en l’administration régulière au patient d’un ou plusieurs allergènes auxquels il est sensibilisé. Objectif : apprendre à son système immunitaire à le tolérer. Ce traitement, qui s’inscrit dans la durée, est prescrit et suivi par un médecin allergologue. Son efficacité est évaluée au bout de six mois à un an.
  • 2

    La désensibilisation par voie sublinguale : le traitement s’effectue chez le patient, selon les recommandations du spécialiste. Ici, il s’agit de déposer, à intervalles réguliers, des doses d’allergènes sous la langue. L’efficacité de cette technique dépend du taux d’allergène administré.
  • 3

    La désensibilisation par voie sous-cutanée : elle consiste en des injections d’extraits d’allergènes effectuées par l’allergologue lui-même. Aussi appelée « immunothérapie spécifique sous-cutanée » (SCIT), elle constitue le seul traitement capable de guérir une rhinite ou un asthme dus à une allergie aux acariens.

Sources :

(1) Sciences et Avenir, « 7 choses à savoir sur les acariens », 2015.
(2) Enquête ALK/OpinionWay, « Allergie aux acariens : 70 % des personnes atteintes renoncent à leurs activités du quotidien », 2017.

* Dans les conditions et limites du contrat souscrit.
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